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Les artistes associés

Hélène Labarrière, Jacky Molard et Tony Hymas

C’est un appel !  Réunir Hélène Labarrière, Jacky Molard et Tony Hymas comme trio fondateur d’un festival avec regard sur l’horizon est, plus que le simple alignement de trois noms prestigieux, bien un appel. La contrebassiste Hélène Labarrière, le violoniste Jacky Molard et le pianiste Tony Hymas sont tous les trois, des marcheurs de longue date qui inventent les chemins manquants, des rassembleurs d’oiseaux de haut vol comme eux ou des navigateurs perpétuels en quête d’un ailleurs dans toutes les musiques qu’ils pratiquent si bien : jazz, musique traditionnelle, classique, rock, funk, rap…  Un appel oui !  La musique pour un monde qui ne s’abandonne pas et qui n’abandonne personne.

 

HeleneLabarriere PhEricLegret web  Les artistes associés Hélène Labarrière est héritière de jazz, c’est sa première langue. Elle l’a parlée très vite dans l’orchestre de Gérard Badini avec sa contrebasse aux côtés du batteur Sam Woodyard, compagnon de Duke Ellington. Viendront rapidement d’autres marqueurs, Lee Konitz, Johnny Griffin, Slide Hampton ou Art Farmer. L’affaire aurait pu être conclue, rondement menée, elle ne faisait que commencer. Il y a bien des contrebassistes inspirés, jouant avec aisance, vélocité, il en est moins qui impriment ces qualités dans ce puissant héritage, ce langage redoutable, pour tout dépasser en « chantant » toujours juste. Pas compliqué alors d’être en bonne compagnie, avec Daniel Humair, Michel Portal, Martial Solal, Joachim Kühn, Marc Ducret, Sylvain Kassap, François Corneloup, de monter des projets, d’expérimenter, d’être fil conducteur de toute une histoire, une grande histoire. D’autres noms en témoignent : Matthias Rüegg, Noël Akchoté, Benoît Delbecq, Lol Coxhill, Pat Thomas, Denis Colin, David King, Dominique Pifarély, la chanteuse Violaine Schwartz ou le rappeur D’. Et puis ces orchestres qu’elle conduit, Machination d’abord puis plus simplement le quartet d’Hélène Labarrière avec François Corneloup, Hasse Poulsen et Christophe Marguet.

 

JackyMolard web Les artistes associés Jacky Molard, lui, est un pilier de ce qui s’appelle peut-être nouvelle musique bretonne, ou plus certainement un grand musicien du présent. Un de ces musiciens qui régénère sans cesse et qui n’oublie rien.  Son premier groupe, Ogham avec ses trois frères Claude, Dominique et Patrick, est une histoire de famille généreusement douée. Suivront d’autres orchestres marquants tels  Gwerz, qui en influence plus d’un, Archétype, Den et Pennou-Skoulm. Curieux de tout, le violoniste s’affaire avec la logique précise des grands voyageurs. Il joue avec Jacques Pellen et sa Celtic Procession, avec le chanteur Erik Marchand, le Taraf de Carancebes, le galicien Xosé Manuel Budiño, le kurde Temo, l’ensemble Marzoug. Il conseille Ours du Scorff, Alain Genty, Jean-Michel Veillon, Annie Ebrel … Avec ses frères, il invente le bien nommé Bal Tribal, moment d’exposition de tous les désirs, de la musique comme repère essentiel. Avec Hélène Labarrière, Yannick Jory et Janick Martin, il crée bientôt le Jacky Molard quartet, ensemble d’une cohésion folle qui signe trois albums d’une cohérence exemplaire, d’une abondante fertilité. Le grand équilibre ! L’invitation du trio malien de la chanteuse Foune Diarra, avec le percussioniste Alhassane Sissoko et le joueur de kamele n’goni Kassim, Sidibé sur le deuxième opus n’en est pas le moindre signe.

 

TonyHymasFmusique web 299x300 Les artistes associés Tony Hymas est un alpiniste, un marin des montagnes aux défis paisibles en forme de laisser passer. Étudiant à la Royal Academy of Music, rompu à l’écriture classique et à la connaissance des compositeurs historiques, il découvre le jazz avec Henry Lowther et Harry Miller, ce qui ne l’empêche pas d’entrer dans l’ensemble de musique contemporaine Matrix, d’accompagner Frank Sinatra ou Cleo Laine. Le rock le titille, il file chez Jack Bruce et puis le voilà qui écrit un tube international « I won’t let you down » avec le groupe PHD, n°1 un peu partout. L’histoire pourrait s’arrêter là, en discothèque. Tiens le voilà qui s’allie avec Jeff Beck, plantureuse association prolixe où l’on rencontre aussi Stanley Clarke, Tony Williams, Terry Bozzio. Il joue César Franck, Brahms, Prokoviev participe au trio jazz de Tony Coe, travaille avec les compositeurs de films Henry Mancini, Michel Legrand, improvise avec Evan Parker, crée ses trios. Dans la musique du pianiste, l’ailleurs côtoie sans cesse l’intime, ils sont indivisibles. Ce qu’il accomplit avec le poète shawnee Barney Bush ou d’autres Indiens d’Amérique comme John Trudell, Floyd Westerman ou Carlos Nakaï en montre le cœur. Debussy l’obsède et le funk le rattrape, marque du groupe Ursus Minor avec François Corneloup, Stokley Williams et une bande de rappeurs comme Desdamona, Boots Riley ou Dead Prez.Hélène Labarrière a rencontré Tony Hymas dans le disque Buenaventura Durruti, ensuite ils ont aussi joué en trio, avec le dessinateur Moebius ou dans le grand ensemble libertaire Los Incontrolados. Hélène Labarrière joue dans le quartet de Jacky Molard. Dans le Minnesota en 2008, lors d’une soirée furtive et mémorable faite de musique bretonne, de jazz, de flamenco et de bien d’autres accents joliment prononcés en même temps, Helène et Jacky ont invité Tony Hymas.